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Histoire et Patrimoine

Son histoire

Freneuse, pays des frênes

La plus ancienne mention connue de ce village concerne son ancienne île, zone humide où poussent naturellement les frênes, autrefois fresnes, du latin fraxnosus, qui lui ont donné son nom. La présence des hommes est attestée dès le paléolithique (moustérien), près du Galicet où se trouvait un atelier de taille de silex et sans doute aussi un campement pour les chasseurs-cueilleurs. La Seine devait alors ressembler à notre Loire actuelle avec de nombreuses îles, et des bras qui devaient longer de près le village actuel, avec des embâcles l’hiver, des crues impressionnantes au printemps. À la fin du néolithique, le climat plus clément permit aux hommes de se rapprocher du fleuve assagi : la plus vieille implantation se situait alors derrière le vieux cimetière, où l’on a trouvé des sépultures lors de l’exploitation des carrières, avec peut-être un lieu de culte païen. Plus tard, les Romains ont construit un camp fait de palissades au Galicet.
Mais il faut attendre le 12ème siècle pour que naisse le premier village : comme tous ceux de la Boucle de Moisson, Freneuse est un village d’essartage (défrichage) de la forêt et des landes mené par le prieuré de La Roche-Guyon dont le château-fort n’est construit qu’en 1189, alors que la Normandie a été créée en 911 par le traité de Saint-Clair sur Epte. Lîle de Freneuse appartient alors au seigneur de Mauvoisin et de Rosny qui la cède vers 1400 au seigneur de Blaru. Jusqu’à la Révolution, Freneuse est une seigneurie du duché de La Roche-Guyon et Méricourt en est un hameau.
L’activité principale est la viticulture, le village est entièrement tourné vers la Seine où se fait le
commerce sur le chemin de halage vers Paris et Rouen, et vers le Vexin puisque Freneuse fait partie du bailliage de Magny en Vexin et de l’élection de Chaumont. Toute la vie est rythmée par le château de La Roche-Guyon qui prélève des droits sur le commerce des vins et du sel, qui possède les pressoirs, le moulin à vent, les bacs et qui publie les bans.
Au XVIIIème siècle, la Boucle de Moisson va connaître une relative prospérité grâce aux efforts éclairés
des ducs de La Rochefoucauld qui répandent la culture de la pomme de terre et des plantes fourragères, voire même des mûriers pour l’élevage du ver à soie.
En 1790, la seigneurie de Freneuse devient commune de Freneuse dont Méricourt se détache désormais, intégrée au canton de La Roche-Guyon dans un premier temps, puis de La Villeneuve en Chevrie, et enfin de Bonnières en 1800.
Au 19ème siècle, surtout après l’arrivée du chemin de fer à Bonnières en 1843, la viticulture cède peu à peu le pas au maraîchage et à l’arboriculture dont les produits frais (asperges, navets, cerises…) sont
acheminés très rapidement sur Paris. Le chemin de fer favorise aussi les premières implantations
industrielles sur Bonnières (raffinerie) et agro-almentaires (laiteries). Vers 1900, la Société suisse Maggi investit tout le canton afin d’y fabriquer ses fameux cubes de bouillon en plus des produits laitiers : Maggi défriche le bois du Galicet, et afin d’irriguer la plaine de Freneuse, creuse un forage au Val Guyon, construit deux bassins, l’un au-dessus de Méricourt, l’autre au Galicet. À l’emplacement de la zone commerciale Intermarché actuelle, Maggi construit une usine et un grand séchoir qui sont repris vers 1930 par la société Vexigranulait-Chéron spécialisée dans la fabrication d’aliments pour animaux : avec Villers en Vexin, Freneuse accueille alors l’une des toutes premières fermes industrielles d’élevage de volailles.
De ce passé, Freneuse bénéficie encore grâce au puits du Val Guyon dont on boit l’eau chaque jour, et au réservoir du Galicet transformé en château d’eau.
L’arrivée du chemin de fer a eu des conséquences très importantes sur la population dont le nombre a chuté fortement (858 en 1800, 543 en 1901). À la belle saison cependant, la population est un peu plus nombreuse avec les parisiens qui font construire de belles demeures ou logent à l’hôtel de la Belle Gaule afin de s’adonner au plaisir de la pêche en barque.
Après 1918, la population décimée par la guerre et par la grippe espagnole devient de plus en plus
ouvrière (Maggi, Vexigranulait). Beaucoup d’hommes travaillent désormais dans la tréfilerie Piret à Bonnières (devenue Iton-Seine) et le village accueille de nombreuses familles belges et s’accroît à nouveau, d’où la construction d’un premier groupe scolaire Victor Hugo. Après 1945, l’usine Singer de Bonnières transforme à son tour le village : jeunes gens et jeunes filles y sont embauchés en masse (jusqu’à 3000 employés) et la firme américaine entreprend la construction de très nombreux logements au lieu-dit Les Belles Côtes : la cité Duchesne. Un second groupe scolaire Paul Eluard sort de terre.
Mais avec la désindustrialisation du Bonnièrois dès les années 1970, la population va à nouveau changer : les emplois sont désormais sur Paris et les Freneusiens deviennent peu à peu des rurbains qui doivent prendre chaque matin la voiture ou le train pour travailler loin de chez eux, tandis que le village accueille de plus en plus de banlieusards chassés par la hausse des prix des loyers et le manque de logements. Entre 1901 et 2000, le population est multipliée par 8. Incluse dans le périmètre du Grand Paris, la désormais Ville de Freneuse passera bientôt à 5000 habitants.

Église historique de Freneuse

L’ancienne église, entourée d’un cimetière, située au milieu des champs, à un demi kilomètre de la commune, était placée sous le vocable de Saint-Martin. Elle dépendait du prieuré de la Roche-Guyon. Construite en 1537, son clocher n’avait été bâti qu’en 1579.
Elle subit d’importantes modifications au XVIIe siècle et dut être démolie vers 1910. On la remplaça par un nouveau temple, construit à l’entrée sud du village, qui fut inauguré le 18 avril 1926.

La mairie

Le 22 janvier 1837, une société locale, composée en partie de conseillers municipaux, acquit sous le nom d’une Société Anonyme, une maison avec toutes ses dépendances, dans laquelle furent installées une salle de classe et une salle de mairie. Il s’agissait en fait de bâtiments situés à l’emplacement de l’actuelle boucherie, place Julie Guénard.
En 1866, le Conseil Municipal décida d’installer l’institutrice dans l’école des garçons, et de transférer celle-ci dans une autre construction. Cette dernière mairie-école est la mairie d’aujourd’hui. Elle restera inchangée
La place publique a été établie en 1897 ; on y remarquait la tour de l’horloge, reste d’un ancien beffroi construit il y a deux siècles. Cette horloge fut détruite dans les années mille neuf cent soixante.
L’île de Freneuse appartenait, sous Louis XV, à Pierre Ceilbert de Voisin, qui avait épousé Françoise Dongois, petite nièce de Boileau.

Source : Daniel Vaugelade

Son patrimoine

Freneuse possède quelques éléments architecturaux. La plupart d’entre eux datent du XVIIe et XVIIIe siècles

MAISON - XVIIe siècle, 168 rue Charles de Gaulle.

Calcaire

Les élément architecturaux de cette ancienne maison bourgeoise laissent penser qu’elle date de l’époque classique (XVIIe ou du XVIIIe siècle).
On peut observer au second niveau une haute fenêtre surmontée d’un balcon en fer forgé. La fenêtre est ornée d’une décoration en forme de corniche ondulée. Les angles de cet étage sont décorés de pilastres cannelés

COLOMBIER - vers le XVIIIe siècle - Ferme

Moellon et calcaire

Cet édifice de forme circulaire est composé de moellons calcaires. Il s’agit d’un ancien fief transformé en ferme. Demeurent les vestiges du logis seigneural ainsi que le pigeonnier. De par sa taille, on en déduit l’importance du fief et le nombre de boulins.

FERME - Vers le XVIIIe siècle - Rue Charles de Gaulle

Meulière, brique et bois

Cet édifice est composé d’un étage sous comble. Il s’agit d’une ancienne dépendance de la Roche-Guyon. Le haut de la façade est fait d’un alternance de briques et de pierres calcaires. Les fenêtres et la porte d’origine sont ornées de pierres de taille disposées en crénelage.

ÉGLISE SAINT-MARTIN - 1926

Place de l’église, avenue du Général Leclerc

Le développement de la paroisse s’est effectué principalement au Xe siècle. L’église a été reconstruite en 1537. Son clocher date de 1579. Jusqu’à la révolution, l’église appartenait au diocèse de Chartres. En 1912, elle fut rasée et remplacée par un nouvel édifice en 1926.

FONTS BAPTISMAUX - entre 1275 et 1325

Église Saint-Martin

Ils sont les seuls vestiges de l’église primitive. A l’intérieur, la cuve est divisée en deux parties.
Le socle octogonal est marqué aux angles par des colonnettes à chapiteau corinthiens.
La cuve est le réservoir d’eau, au-dessus duquel se trouve l’évier en bois servant au baptême.

Monument commémoratif - 1920 - 133-135

Rue Charles de Gaulle

Ce monument commémore un événement qui n’a peut-être jamais eu lieu : Ici, en 946 Richard I duc de Normandie remit au roi de France Louis IV d’Outremer les clefs des villes prises. Cette inscription est gravée en 1920 sur ordre de madame Lemarié.

LA VIEILLE HORLOGE

Rue Charles de Gaulle

La vieille horloge, fut construite à la fin du XIXe siècle, vers 1890, grâce à une dotation de Julie Guénard, dont le nom fut donné à la place du village. Cette grande horloge fut détruite dans les années mille neuf cent soixante.

LA MAIRIE ÉCOLE

La Mairie-Ecole fut achetée en 1867. En 1983, l’école emménage un peu plus loin, baptisée Groupe Scolaire Victor Hugo. La Mairie s’agrandit. En 1997, nouvelle extension et réfection. En 2000, la bibliothèque Jean Tissier et la salle du conseil sont construites.

Sources : le patrimoine des Communes des Yvelines, ed. flohic