Son histoire
Origine du nom : du latin fraximus, "lieu planté de frênes".
Des quantités de silex, des époques chelléenne et moustérienne
ont été trouvées à l’extrémité du territoire de Freneuse, sur la
limite de celui de Rolleboise.
Dans une partie du bourg on a découvert des sépultures. Un camp
romain a existé sur le monticule de Galicet.
Selon la tradition, la plaine de Freneuse, en 946, aurait été le
théâtre d’une bataille gagnée par Louis IV d’Outremer contre
Richard Ier, duc de Normandie.
Un monument situé sur la route allant de Bonnières à Freneuse, à
droite, à l’angle du chemin qui rejoint la route nationale, porte
une inscription qui indique qu’à cet endroit, Richard Ier rendit au
roi de France, les clefs de ville prises. Il existe d’ailleurs un
lieu-dit de la commune qui s’appelle "les Clédevilles".
La paroisse, d’après le pouillé de Chartres du XVIIIe siècle
comptait quarante-cinq familles.
Le fief de Freneuse, qui appartenait à la maison de Mauvoisin fut
donné en 1394, à Jean de Sacquainville, seigneur de Blaru,
chambellan du roi et du duc d’Orléans, et à sa femme Ide de
Beausart, nièce d’Amaury Mauvoisin de Rosny.
En janvier 1400, Guy, seigneur de la Roche-Guyon, acheta à Jean de
Sacquainville, la terre de Freneuse pour le prix de quatre mille
livres tournois. Cette seigneurie restera dans cette famille
jusqu’à la révolution.
La commune fut régie par la coutume de Senlis et après 1556 par
celle de Mantes. Avant la révolution, Freneuse dépendait de la
généralité de Rouen et relevait du bailliage de la Roche-Guyon. La
paroisse appartenait au diocèse de Chartres.
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EGLISE
HISTORIQUE DE FRENEUSE
L’ancienne église, entourée d’un cimetière, située au milieu des
champs, à un demi kilomètre de la commune, était placée sous le
vocable de Saint-Martin. Elle dépendait du prieuré de la
Roche-Guyon. Construite en 1537, son clocher n’avait été bâti qu’en
1579.
Elle subit d’importantes modifications au XVIIe siècle et dut être
démolie vers 1910. On la remplaça par un nouveau temple, construit
à l’entrée sud du village, qui fut inauguré le 18 avril 1926.
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LA
MAIRIE
Le 22 janvier 1837, une société locale, composée en partie de
conseillers municipaux, acquit sous le nom d’une Société Anonyme,
une maison avec toutes ses dépendances, dans laquelle furent
installées une salle de classe et une salle de mairie. Il
s’agissait en fait de bâtiments situés à l’emplacement de
l’actuelle boucherie, place Julie Guénard.
En 1866, le Conseil Municipal décida d’installer l’institutrice
dans l’école des garçons, et de transférer celle-ci dans une autre
construction. Cette dernière mairie-école est la mairie
d’aujourd’hui. Elle restera inchangée
La place publique a été établie en 1897 ; on y remarquait la tour
de l’horloge, reste d’un ancien beffroi construit il y a deux
siècles. Cette horloge fut détruite dans les années mille neuf cent
soixante.
L’île de Freneuse appartenait, sous Louis XV, à Pierre Ceilbert de
Voisin, qui avait épousé Françoise Dongois, petite nièce de
Boileau.
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Source : Daniel Vaugelade